Nous pensons, estimons, croyons, affectionnons tout particulièrement, avons horreur, éprouvons, méprisons, adorons, et même parfois kiffons grave. En un mot comme en cent - voire mille : nous ressentons. En toute subjectivité. Et chacun exprime ceci cela à tour de bras. Rien de plus qu’un grand fatras. Tout ce petit monde agite les bras en attendant la fin. Et tout cela s’égare chaque jour, par paquets entiers, dans les méandres du réseau mondial. Jonathan Harris et Sepandar Kamvar ont décidé de s’intéresser à tout ça. We Feel Fine parcourt les blogs anglophones à la recherche des sentiments des rédacteurs. Ce moteur étonnant répertorie également, quand c’est possible, diverses informations liées à la personne (le genre, l’âge, le pays, les conditions climatiques). Les données sont présentées sous forme de constellation de particules - chaque petit point étant un petit être quelque part sur cette Terre et qui ressent quelque chose. On a le choix entre se confronter au chaos affectif de la planète ou affiner sa lecture, soit en modifiant l’interface soit à l’aide de critères basés sur les données sociologiques, géographiques et climatiques recueillies. Au moment de la rédaction de cette article, seuls quelques hommes sont tristes aux États-Unis alors qu’il fait beau ; un seul homme a peur au Brésil. Pendant ce temps-là, aucune femme ne se sent heureuse à Kaboul.

Nous pensons, estimons, croyons, affectionnons tout particulièrement, avons horreur, éprouvons, méprisons, adorons, et même parfois kiffons grave. 
En un mot comme en cent - voire mille : nous ressentons. En toute subjectivité. 
Et chacun exprime ceci cela à tour de bras. 
Rien de plus qu’un grand fatras. Tout ce petit monde agite les bras en attendant la fin. 
Et tout cela s’égare chaque jour, par paquets entiers, dans les méandres du réseau mondial. 
Jonathan Harris et Sepandar Kamvar ont décidé de s’intéresser à tout ça. 
We Feel Fine parcourt les blogs anglophones à la recherche des sentiments des rédacteurs. Ce moteur étonnant répertorie également, quand c’est possible, diverses informations liées à la personne (le genre, l’âge, le pays, les conditions climatiques). 
Les données sont présentées sous forme de constellation de particules - chaque petit point étant un petit être quelque part sur cette Terre et qui ressent quelque chose. 
On a le choix entre se confronter au chaos affectif de la planète ou affiner sa lecture, soit en modifiant l’interface soit à l’aide de critères basés sur les données sociologiques, géographiques et climatiques recueillies. 
Au moment de la rédaction de cette article, seuls quelques hommes sont tristes aux États-Unis alors qu’il fait beau ; un seul homme a peur au Brésil. 
Pendant ce temps-là, aucune femme ne se sent heureuse à Kaboul.